The Revenant

Le monde entier est content, Leonardo a eu sa statuette !!!!!!!!

Faites péter le champony ! tous à poils 8-)

 

 

Maintenant que l'on a bien cuvé, on a bien pleuré, le monde peut reprendre une vie normale.

Il va falloir maintenant que l'on parle un peu du film ...

 

Une grande partie de ce monde crie au génie et s'émerveille, et bah moi je dis NON !

 

Mon enthousiasme primaire à l'idée de voir ce film a pris un sacré coup dans les lampions quand je suis sorti de la salle.  Globalement, le film reste de grande qualité, mais ne mérite pas tout le tapage médiatique qu'il a subi en grande partie grâce ou à cause de son acteur principal, notre bon Leonardo.

 

Il faut admettre que ce gonz à un sacré talent, et qu'il méritait depuis bien longtemps son cale-porte en or ! Mais nous péter les noyaux pendant des semaines avec ça ...

Il faudrait vraiment que les critiques cinéma et les journalistes apprennent à bosser différemment. Le monde se porterait mieux.

 

Bref !

 

Des oscars mérités

Ceci étant dit, il faut reconnaître aussi les qualités de cette bobine. Le film est de très bonne facture, c'est une certitude, et il mérite les oscars qu'il a eu notamment pour son réalisateur et son directeur de la photographie.

 

Alejandro G. Iñárritu (ce mec a dû morfler étant jeune avec un nom pareil -_-') a réussi un coup de maître en permettant au spectateur d'être totalement immergé dans le film grâce à des mouvements et des placements de caméras impressionnants et particulièrement bien maîtrisés : on suit les protagonistes au plus près, un peu comme dans un jeu vidéo à la 1ere personne.

 

L'effet est saisissant sur les scènes d'action. Je ne suis pas sensible aux scènes violentes, mais avec cette précision de caméra, on les subit bien plus.

C'est assez "kiffant" :)

 

D'ailleurs, pour les âmes sensibles, pensez à prendre un slip de rechange, vous allez faire un peu liquide à la vue de certaines scènes de violences humaines et animalières.

Une pensée pour Brigitte.

 

 

L'autre grande qualité du film vient du milieu dans lequel il a été tourné, et de l'utilisation des lumières naturelles créant une ambiance très réaliste, complétant à la perfection les mouvements d'immersion de caméra.

Et là on tire notre chapeau au directeur de la photographie, Emmanuel Lubezki, qui a dû pleurer pendant tout le tournage pour gérer cet aspect du film. Mais le résultat est magnifique !

 

On passe 2h30 dans un décor naturel spendide qui laisse un goût si particulier à la sortie du film. Pour le côté visuel et l'ambiance du film, je dis : CHECK !

 

Un film qui philosophe dans le vide

Avoir de belles images, c'est bien, mais avoir du contenu c'est mieux. Et c'est la que le film perd de sa splendeur.

 

The Revenant manque d'épaisseur de part la faiblesse de son scénario - ça tient sur un ticket de métro fraichement taillé -, et sur la pseudo morale philosophique latente tout au long du film : l'homme face à la nature, l'homme face à la violence, l'homme face à lui-même et à son envie de vengeance.

 

Travailler ces idées est une bonne chose sur le fond, mais le film reste contemplatif et ne creuse pas ces idées. Dommage.

 

"La vengeance appartient à Dieu".

 

C'est ce côté réflexion philosophique qui traine en fond du film sans jamais être développé.

Le film tourne autour sans jamais nous amener au but. On se focalise sur les souffrances du personnage, sur la difficulté de son retour, sur la violence, mais jamais sur le fond intellectuel. 

Mais bordel, un peu de réflexion dans cet univers si violent ! J'ai eu l'impression qu'il manquait quelque chose ... c'est chiant !

 

Tu sais, cette sensation quand tu es face à une pistache qui te fait envie dans le bol et au moment où tu essaies, avec amour et difficulté, de l'ouvrir, et là, c'est vide ...

 

 

On a l'impression que le réalisateur s'écoute parler - même si les dialogues tiennent sur une feuille A4 -, et l'intérêt des plans travaillés et des mouvements de caméra finissent pas perdre leur effet à cause de leur répétition systématique.

 

En somme, il manque à The Revenant ce qu'un film comme Into The Wild avait réussi à transmettre : de la contemplation ET un sens profond.

 

Manque de réalisme

Autre gros souci le réalisme. Le film n'est pas grossier sur sa forme, on est quand même sur du qualitatif. Mais on est face à quelque chose qui tombe à plat sur le coté crédibilité.

 

Hugh Glass, le personnage principal, ce n'est pas un trappeur, c'est Rambo ! 

Il survit à un nombre incroyable de périples, passant du combat avec un ours, à une chute d'une falaise, sans oublier la survie dans un froid quasiment polaire en étant la moitié du temps dans l'eau. 

Et je vous passe le moment magique de la cautérisation... Mais qui fait ça dans la vraie vie ???

 

Ce côté surhomme casse la dynamique réaliste qu'avait réussi à créer le réalisateur, mais permet à Di Caprio d'obtenir un oscar pour sa prestation. Faut bien que cela serve à quelqu'un :D

 

Léonardo for ever

Même si je pense que ce rôle n'est pas son meilleur et de loin, sa prestation physique, son carisme, et la mise en avant d'Alejandro G. Iñárritu, font qu'il mérite LARGEMENT sa récompense.

Oui Léo, depuis La Plage tu as bien évolué et heureusement -_-'

 

 

Conclusion

Filez le voir pour vous faire une idée.

Ça reste un très bon film très agréable à regarder malgré ses longueurs qui vous fera passer un bon moment stressant et envoûtant en même temps :)

 

 

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